La promotion et la garantie des droits de l’enfant ne sont pas des préoccupations récentes. Déjà au 20ème siècle se sont levées pour dire non aux nombreuses violations que subissent les enfants. En 1924, le 1er septembre, la Société des Nations (SDN) adopte le premier texte international des droits de l’enfant, dit déclaration de Genève. Ce texte est inspiré des travaux du Dr Janusz Korczak, médecin pédiatre.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, avec l’avènement de l’Organisation des Nations Unies (ONU), les droits de l’enfant ont connu plusieurs étapes importantes.

En 1946, le Conseil économique et social recommande l’élaboration d’un nouveau texte destiné à engager les Etats à respecter les enfants.

En 1948, le 10 décembre est adoptée « la Déclaration universelle des droits de l’homme », qui stipule que « la maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une protection spéciales ».

Deux nouveaux devoirs de l’humanité envers les enfants y apparaissent :

  • La protection de l’enfant en dehors de toute considération de race, de nationalité et de croyance ;
  • L’enfant doit être aidé en respectant l’intégrité de la famille.

Les notions d’ « enfant arriéré » et « enfant dévoyé » qui figurent dans les articles de la Déclaration de Genève (1924), sont respectivement remplacés par « enfant déficient » et « enfant inadapté ».

En 1949, dans le contexte du non respect des droits de l’enfant par les Etats conformément à la déclaration de Genève,  les organisations de protection des droits de l’enfant ont milité pour que ce texte soit une « déclaration de principes, avec un préambule indiquant que la déclaration a été conçue dans l’esprit de la Charte des Nations unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme et conformément à leurs principes »

C’est sur cette base que l’Assemblée générale des Nations Unies, adopte, le 20 novembre 1959, la Déclaration des Nations unies sur les droits de l’enfant. Celle-ci, dénuée de valeur juridique contraignante pour les Etats, comporte dix principes qui affirment la nécessité pour l’enfant de bénéficier d’une protection spéciale et reconnaissent ses droits sociaux et culturels, droit à un nom et à une nationalité.

En 1979, l’Année Internationale de l’Enfant (AIE) a été proclamée par les Nations Unies qui par la même occasion posa les bases des travaux préparatoires à l’élaboration de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.

En 1989, le 20 novembre, a marqué l’adoption à l’unanimité par l’assemblée générale des Nations Unies, de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE).